amateur s. m. (a-ma-teur)
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1Celui qui a un goût vif pour une chose. Un amateur de peinture, de musique.
Ô le soin inutile, diront les fols amateurs du siècle
Bossuet, Fr. de P. II, 1On est amateur de son repos : quiconque peut le troubler passe pour importun et fatigue par sa présence
Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 252J'ai parlé avec quelque étendue des ruines d'Athènes, parce qu'après tout elles ne sont bien connues que des amateurs des arts
Chateaubriand, Itin. 6e partie.Profanes amateurs de spectacles frivoles
Racine, Esth. prol.Les entreprises les plus éclatantes des amateurs du monde
Massillon, Resp.On se donne pour amateur de la patrie
Massillon, Obst.
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2Absolument. Celui qui cultive les beaux-arts sans en faire sa profession. C'est un amateur distingué.
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3En mauvaise part. C'est un amateur, c'est un homme d'un talent médiocre.
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4Homme s'occupant peu de son métier. Les avocats, les militaires traitent volontiers d'amateur celui qui s'occupe de quelque étude en dehors de son métier.
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Clerc amateur dans une étude, rédacteur amateur dans un journal, clerc, rédacteur qui travaille sans émoluments.
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Synonymes
Il y a une différence entre aimer et être amateur. Aimer est un terme général : j'aime les roses exprime que je les aime, sans ajouter à cette idée rien de particulier. Être amateur indique toujours une préférence particulière et devenue, en quelque sorte, une étude : je suis amateur de roses signifie que je les recherche, que j'en fais collection.
Étymologie
Aimer ; provenç. amaire, amador ; espagn. amador ; ital. amatore. Le vieux français amere et le provençal amaire sont le nominatif, de amator ; ameor et amador, le cas du régime, de amatorem. Le français actuel a été directement calqué sur le latin à une époque plus récente.