1ancre s. f. (an-kr')
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1Instrument de fer à deux dents qu'on laisse tomber au fond de l'eau pour fixer les bâtiments. Jeter l'ancre.
Il fit lever l'ancre
Fénelon, Tél. VIIILes voiles s'enflent : on lève les ancres
Fénelon, ib. XXIV
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Mouiller l'ancre ou simplement mouiller, jeter l'ancre.
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Ancre de miséricorde ou ancre sacrée, se disait autrefois de la maîtresse ancre.
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2Fig. C'est mon ancre de salut, c'est ma dernière ressource.
Rome était un vaisseau tenu par deux ancres dans la tempête, la religion et les mœurs
Montesquieu, Esp. VIII, 13Le christianisme a été l'ancre qui a fixé tant de nations flottantes
Chateaubriand, Génie, III, III, 2
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3En numismatique, symbole du royaume de Syrie sous les Séleucides et de différentes villes.
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Indique aussi les victoires navales.
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Symbole religieux de l'espérance.
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4En paléographie, indique un passage remarquable d'un manuscrit.
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5Terme de zoologie. Poisson du genre des spares.
Étymologie
Ancora, ἄγϰυρα, crochet, ancre (comp. ANKYLOSE) ; provenç. et ital. ancora.
Supplément
ANCRE. Ajoutez : - REM. Ancre est employé trois fois au masculin par Choisy, Journal de son voyage de Siam (le 14 août et les 25 et 26 sept. 1685). Le même auteur l'emploie aussi au féminin (22 septembre). Il est maintenant féminin. Ancre au masculin n'est point un solécisme ; le genre a varié, et, comme on peut voir à l'historique, il a été fait, au XVIe siècle, masculin par quelques auteurs.