1apanage s. m. (a-pa-na-j')
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1Terme de féodalité. Terres ou certaines portions du domaine royal qu'on donne aux princes pour leur subsistance, mais qui reviennent à la couronne après l'extinction de leurs descendants mâles.
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2Par analogie.
L'île fut lors donnée en apanage à Lucifer
La Fontaine, Papef.
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3Le droit ou le pouvoir exercé. Dans ce sens on disait avoir apanage sur une contrée.
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4Fig. Ce qui est le propre de quelqu'un, de quelque chose. Les infirmités sont l'apanage de la vieillesse.
Le fanatisme et les contradictions sont l'apanage de la nature humaine
Voltaire, Mœurs, Inde.- Le présent seul est de notre apanage,Et l'avenir peut consoler le sage,Mais ne saurait altérer son repos Voltaire, Épît. XLI, 22
- La liberté, la paix, qui font notre apanage Voltaire, Scythes, IV, 2
C'est l'apanage de la créature d'être sujette au changement
Bossuet, Lettres abb. 72Le duc d'York s'étant persuadé qu'elle [la dame] était de son apanage
Hamilton, Gramm. 9
Étymologie
Forme non latine apanaticum, de ad (voy. À) et panis, pain ; action de donner du pain ; provenç. apanar, nourrir. On trouve apanager dans le sens de mettre les pourceaux au gland, mais alors il vient de pastinagium, pâturage.