apparoir v. impers. (a-pa-roir)
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Usité seulement à l'infinitif et à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif : il appert. Terme de palais. Être constaté. Comme il appert par jugement du tribunal. Il a fait apparoir de son bon droit.
Votre respectable père signa toujours de Rony, ainsi qu'il appert sur votre propre extrait de baptême
Paul-Louis Courier, II, 368Appert-il mieux des dispositions des hommes que par un acte signé de leur main ?
La Bruyère, 14
Remarque
À l'infinitif, ce verbe ne se dit qu'au palais ; cependant La Bruyère a dit, ch. 7 : Ne faire qu'apparoir dans sa maison. C'est un archaïsme.
Étymologie
Provenç. aparer ; ital. apparere ; du latin, apparere, de ad, à, et parere (comp. PARAÎTRE). Il apert n'est point une irrégularité de conjugaison ; au contraire c'est la forme régulière : apparére, avec l'accent en latin sur re, donne apparoir avec l'accent sur la même syllabe en français ; appáreo, appáres, appáret, avec l'accent sur pa, donnent j'aper, tu apers, il apert, avec l'accent en français sur la même syllabe.