arbalète s. f. (ar-ba-lê-t')
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1Arme de trait, composée d'un arc d'acier bandé avec un ressort et monté sur un fût qui reçoit le trait ou la balle.
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Par analogie. Un cheval en arbalète, attelé seul en avant des deux du timon de la voiture.
C'est à deux chevaux qui sont déjà fort vifs en attacher un troisième en arbalète qui tire d'un côté, tandis que les autres tirent de l'autre
Diderot, Lett. sur les aveugles.
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2En blason, l'arbalète se représente en pal, la corde détendue.
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3Terme d'astronomie. Instrument dont on se servait autrefois en mer pour prendre la hauteur du soleil.
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4Terme de chasse. Sorte de piége dont on se sert principalement pour prendre les loirs.
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5Terme de marine. Sorte de grappin ou de porte-amarre.
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6Technologie. Double lame élastique d'acier, à l'aide de laquelle l'ouvrier n'a pas la fatigue de presser la lime sur la pièce qu'il travaille.
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Terme de manufacture de soieries. Corde avec laquelle on attache les poignées du battant.
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Au plur. Étrivières qui font baisser les lisses.
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1Ajoutez :
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On distingue : 1° l'arbalète simple, qui se bande avec les bras ou avec le pied ; 2° l'arbalète à pied de chèvre ou à pied de biche, dans laquelle l'arc est tendu à l'aide d'un levier terminé par une fourche qui embrasse la corde ; 3° l'arbalète à cric, où la tension est produite par un petit cric qu'on fixe à l'arbrier au moment du besoin ; 4° l'arbalète à tour ou de passot, bandée au moyen d'un tour ou d'une moufle que le soldat portait à sa ceinture et fixait à l'arbrier quand il voulait tendre l'arc ; 5° les arbalètes à cranequin, à vindas, à signolle, bandées avec des espèces de treuils.
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Les arbalètes affectées à la chasse étaient : 1° l'arbalète à jalet, semblable à l'arbalète simple, mais dont la corde est redoublée de manière à former, en son milieu, une sorte de poche pour recevoir le projectile, qui est une balle de plomb ou de terre glaise ; 2° l'arbalète à baguette, dont l'arbrier porte une sorte de canon fendu, dans la fente duquel la corde peut glisser ; pour tendre l'arc, on employait une baguette ou enrayoir qu'on introduisait dans le canon, et sur laquelle on appuyait avec force.
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Remarque
On a dit longtemps arbalestre :
Étymologie
Arcubalista, de arcus, arc (voy. ARC), et ballista (voy. BALISTE) ; bourguig. arbelaite.