1arbitré, ée part. passé. (ar-bi-tré, trée)
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Décidé par arbitre. Des dommages arbitrés.
Décidé par arbitre. Des dommages arbitrés.
1Celui qui, agréé ou désigné par les parties, juge un différend.
Sa probité le rend l'arbitre de tous les ÉtatsFÉNEL., Tél. V
Dois-je sur sa foi La prendre pour arbitre entre son fils et moi ?Racine, ib. I, 4
Tiers arbitre, l'arbitre chargé de décider entre deux autres.
2S. m. et f. Maître absolu, maîtresse absolue. Arbitre de la vie et de la mort. La fortune est l'arbitre de toutes choses.
Lorsqu'il se vit établi arbitre souverain des loisFléchier, le Tel.
Ils se rendirent les arbitres de la doctrineBossuet, Hist. II, 5
On ne laisse pas les convalescents arbitres de leur nourritureBossuet, Lett. Corn. 62
Chacun s'est fait à soi-même un tribunal où il s'est rendu l'arbitre de sa croyanceBossuet, Reine d'Angl.
Bourguig. airbitre ; provenç. arbitre ; espagn. et ital. arbitro ; d'arbiter.
Terme de métaphysique. Volonté. Libre arbitre, puissance qu'a la volonté de choisir entre plusieurs partis sans motif extérieur ; pouvoir de se déterminer sans aucune cause que la volonté elle-même.
La grâce efficace meut le libre arbitrePascal, Prov. 18
Je dis que la liberté ou le libre arbitre est certainement en nous, et que cette liberté nous est évidenteBossuet, Libre arb. 2
On dit, dans le même sens, mais plus rarement, franc arbitre.
Dans le langage ordinaire, libre arbitre signifie seulement une volonté qui n'est pas contrainte.
Arbitrium, de arbiter (voy. ARBITRE). Provenç. arbitre, franc albiri, albir, arbir ; espagn. et ital. arbitrio.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander