argentier s. m. (ar-jan-tié)
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1Celui qui était préposé à la distribution de certains fonds chez les princes.
Lefèvre était argentier de la maison du roi
Saint-Simon, 474, 72À mon retour chez moi, je trouvai l'argentier de la reine
Retz, II, 75- Philippe III anoblit Raoult son argentier Voltaire, Mœurs, 58
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2Anciennement, en France, le surintendant ou ministre des finances.
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3Terme de bourse. Celui qui procure de l'argent aux spéculateurs.
Comme je finissais d'ouïr cette lamentation d'un argentier [un reporteur]
PATON, Journ. des Débats, 8 mai 1876, 4e page, 3e col.
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4Dans le langage des socialistes, celui qui possède le capital, l'argent.
Avant tout, il faut que l'exercice du travail soit libre, c'est-à-dire que le travail soit organisé de telle sorte, qu'il ne faille pas payer aux argentiers et aux patrons ou maîtres cette liberté du travail que mettent à si haut prix les exploiteurs d'hommes
la Ruche populaire (1849), dans FR. BASTIAT, Œuvres compl. Paris, 1873, t. II, p. 24
Étymologie
Provenç. argentier ; d'argentarius, d'argentum (voy. ARGENT).