Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

arrière-ban dans le Littré

1 article· 6 citations· rimes

arrière-ban s. m. (a-riê-re-ban)

  1. Anciennement, ban et arrière-ban, ou, simplement, arrière-ban, convocation que faisait le roi de sa noblesse, tant vassaux qu'arrière-vassaux, pour aller à la guerre ; le corps de la noblesse ainsi convoqué. On a mandé le ban et l'arrière-ban.

    • Au plur. Des arrière-bans.

Remarque

Après la disparition des vassaux directs de la couronne, les deux mots ban et arrière-ban finirent par n'avoir plus de signification pratique distincte. On exprimait, par ces mots ou par arrière-ban seul, le service militaire exigé des possesseurs de fiefs. " Notre ban et arrière-ban, dit Chantereau Le Fèvre, est une convocation de tous les vassaux pour servir le roi dans son armée. "

Étymologie

Bas-latin, aribannum, arribannum, herebannum. Ménage, adoptant l'opinion de Caseneuve, admet que ce mot a été formé de arrière et de ban : l'arrière-ban étant proprement la convocation des vassaux qui tiennent les arrière-fiefs, et le ban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefs mouvants du roi sans moyen. Cela est sans doute vrai ; mais il est à croire aussi que le bas-latin aribannum a été cause d'une confusion par laquelle la première partie ari a été assimilée au mot arrière ; aribannum ou herebannum a une tout autre origine, dérivant de l'allemand Heer, armée, et de ban, convocation (voy. BAN).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander