arrière-ban s. m. (a-riê-re-ban)
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Anciennement, ban et arrière-ban, ou, simplement, arrière-ban, convocation que faisait le roi de sa noblesse, tant vassaux qu'arrière-vassaux, pour aller à la guerre ; le corps de la noblesse ainsi convoqué. On a mandé le ban et l'arrière-ban.
Louis XIV fut conseillé de faire marcher le ban et l'arrière-ban
Voltaire, Louis XIV, 12A la tête de son arrière-ban, dans la Basse-Bretagne
Mme de Sévigné, 537- Mais un qui pour un temps suivit l'arrière-ban Régnier, Sat. X
Mon père eut plusieurs fois le commandement en chef de tous les arrière-bans du royaume
Saint-Simon, 6, 84- Saint Louis vers nos rivesEût de ses chevaliers guidé l'arrière-ban Victor Hugo, Orient. 3
Monseigneur le duc de Bretagne A pour les combats meurtriers Convoqué de Nante à Mortagne L'arrière-ban de ses guerriers
Victor Hugo, Ball. 6
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Au plur. Des arrière-bans.
Remarque
Après la disparition des vassaux directs de la couronne, les deux mots ban et arrière-ban finirent par n'avoir plus de signification pratique distincte. On exprimait, par ces mots ou par arrière-ban seul, le service militaire exigé des possesseurs de fiefs. " Notre ban et arrière-ban, dit Chantereau Le Fèvre, est une convocation de tous les vassaux pour servir le roi dans son armée. "
Étymologie
Bas-latin, aribannum, arribannum, herebannum. Ménage, adoptant l'opinion de Caseneuve, admet que ce mot a été formé de arrière et de ban : l'arrière-ban étant proprement la convocation des vassaux qui tiennent les arrière-fiefs, et le ban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefs mouvants du roi sans moyen. Cela est sans doute vrai ; mais il est à croire aussi que le bas-latin aribannum a été cause d'une confusion par laquelle la première partie ari a été assimilée au mot arrière ; aribannum ou herebannum a une tout autre origine, dérivant de l'allemand Heer, armée, et de ban, convocation (voy. BAN).