assaillir v. a. (a-sa-llir, ll mouillées, et non a-sayir)
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1Se jeter sur pour attaquer. Assaillir les ennemis dans leurs retranchements.
Si on avait assailli un Romain, on ne payait que la moitié de la composition
Montesquieu, Esp. XXVIII, 3- Un moine noir a par dévotionSaisi le tout quand j'assaillis Marthon Voltaire, Ce qui pl. aux dames.
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2Fondre sur. L'orage nous assaillit au sortir de la ville.
Pendant cela le mauvais temps l'assaille De toutes parts
La Fontaine, Orais.
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3Fig.
S'il ne se fût mis en tête d'assaillir son cœur
Hamilton, Gramm. 9- Toujours nous assaillons sa têteDe quelque nouvelle tempête Malherbe, II, 3
- C'est le doute que j'ai qu'un malheur ne m'assaille Malherbe, V, 4
Synonymes
ASSAILLIR, ATTAQUER. Assaillir, venant de salire, sauter, indique quelque chose de brusque et d'imprévu qui n'est pas dans attaquer.
Étymologie
Norm. assauter ; picard, assalir ; bas-latin, assalire, dans la loi salique ; provenç. assalhir, assallir, assaillir ; espagn. asalir ; ital. assalire ; du latin assilire, de ad, à (voy. À), et salire, sauter (voy. SAILLIE). On conjuguait jadis ce verbe autrement : au présent, j'assaus, tu assaus, il assaut. On disait au futur j'assaudrai ; et Ménage avertit de dire j'assaillirai, et non j'assaudray. Ce n'est pas une faute, mais un archaïsme. La conjugaison j'assaus, etc. est la conjugaison régulière, le latin sálio, sális, sálit donnant régulièrement je sal, tu sals, il salt ; d'où assaillir et sa conjugaison. C'est par une confusion de la conjugaison en ire et de la conjugaison en iscere que nous disons j'assaillis, conjuguant ce verbe comme fleurir. Palsgrave, p. 23, au XVIe siècle, dit qu'on prononce les deux s.