assaisonner v. a. (a-sè-zo-né)
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1Mettre dans un mets certaines substances qui le relèvent. Assaisonner un ragoût.
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2Fig. Assaisonner d'un peu de joie les amertumes de la vie.
Quand on fait du bien, on l'assaisonne d'agrément
Mme de Sévigné, 342La sagesse sait assaisonner les plaisirs pour les rendre durables
Fénelon, Tél. VIIIHabile pour assaisonner une louange délicate qui fût bien reçue des hommes les plus modestes
Fénelon, ib. XVIIls doivent assaisonner leurs discours du sel de la sagesse
Bossuet, Cath. 3Un art d'assaisonner les grâces qui touchait plus que les grâces mêmes
Massillon, Louis XI[Il a vu] le péril de la débauche en assaisonner les excès
Massillon, Conv.Le roi me demanda comment ce malheur [la mort de mon père] était arrivé, avec beaucoup de bonté pour mon père et pour moi ; il savait assaisonner ses grâces
Saint-Simon, 6, 78- La satire, en leçons, en nouveautés fertile,Sait seule assaisonner le plaisant et l'utile Boileau, Sat. IX
Étymologie
Berry, assaisonner, cultiver en saison propre ; norm. assaisonné, qui vient à une époque convenable ; wall. asaguener ; provenc. Assazonar, asazonar, mûrir à temps ; portug. asasonar ; de ad, à, et saison, mettre à la saison, mettre à point, sens qu'on trouve en effet dans les anciens auteurs.