asservir v. a. (a-sèr-vir)
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1Réduire à l'état d'esclavage ou de simple dépendance.
- César asservit son pays....Mon père asservit le Jourdain Voltaire, Zaïre, I, 2
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Absolument.
Insensé qui croit asservir et se dispenser d'obéir !
Paul-Louis Courier, I, 226
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2Par analogie.
- Cet hymen m'asservit et le fils et la mère Voltaire, Mérope, IV, 1
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3Fig. Ses vertus ont asservi tous les cœurs.
Ma frugalité Asservit la nature à mon austérité
Voltaire, Fanat. II, 4- Indigne d'asservir le cœur d'un honnête homme Molière, Mis. III, 7
- Et j'ai bien fait aussi d'asservir ma raisonEn si belle prison Malherbe, V, 4
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4S'asservir, v. réfl. Se soumettre. Il ne s'asservit à aucune règle. Il s'asservissait aux volontés de sa femme.
- Donnant ma liberté, je me suis asservi Régnier, Sat. II
Étymologie
À et servir ; dans le XVIe siècle, on a conjugué ce verbe comme servir ; ce qui est la vraie conjugaison ; et conjuguer asservir comme nous faisons, c'est confondre la conjugaison qui vient de ire latin avec celle (par exemple fleurir) qui vient de iscere.