assoupir v. a. (a-sou-pir)
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1Jeter dans un sommeil ou léger ou de peu de durée. Un peu d'opium l'avait assoupi.
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2Fig. Suspendre, diminuer momentanément.
- C'est ainsi qu'on déguise un violent dépit ;C'est ainsi qu'une feinte au dehors l'assoupit Corneille, Rodog. IV, 6
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3Atténuer, empêcher les suites mauvaises. On assoupit les bruits qui couraient.
- Et l'on veut assoupir la chose en sa naissance Molière, Mis. II, 6
- Avez-vous avec elle eu quelque intelligence ?C'est ma sœur, et je puis assoupir tout cela Regnard, les Ménechmes, V, 3
La contestation éclata dans l'Académie, qui eut d'abord la sagesse d'écouter tout, et ensuite celle d'assoupir par son autorité une dispute qui n'en devait pas être une
Fontenelle, Rolle.
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4S'assoupir, v. réfl. Se laisser aller doucement au sommeil. Il s'assoupit chaque jour après son repas. (Dans cette phrase il y a ellipse du pronom réfléchi déjà exprimé.)
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5Fig. Se calmer, s'affaiblir. Sa douleur va bientôt s'assoupir. L'affaire, qui avait fait du scandale, s'assoupit.
Étymologie
Ad, à, et sopire, endormir (voy. SOPOREUX) ; normand, assouir, assommer, étourdir.