1asyle s. m. (a-zi-l')
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Voy. ASILE.
Voy. ASILE.
1Lieu inviolable où l'on se réfugiait. Les temples païens et autrefois les églises étaient des asiles. Jadis les ambassadeurs avaient le droit d'asile.
2Par extension, tout lieu où l'on est en sûreté contre une poursuite, contre un danger.
L'asile qu'il [Romulus] avait ouvert à tous venansBossuet, Hist. III, 7
Et l'asile qu'elle avait choisi pour défendre sa liberté devint un piége innocent pour la captiverBossuet, Anne de Gonz.
3Fig. Protection, secours, retraite.
Les cloîtres ne sont pas des asiles contre vos calomniesPascal, Prov. 16
Le méchant qui se cherchait un asile contre la haineBossuet, Hist. I, 1
C'est un grand asile contre l'ennuiMme de Sévigné, 612
Vous avez fait une action généreuse de leur donner un asile dans votre établissementFénelon, Tél. XII
L'assemblée des fidèles était l'asile de la vertuMassillon, Samar.
Quels asiles n'érigea-t-il point à la piété ?Massillon, Louis XI
4Salle d'asile ou, simplement, asile, institution charitable où l'on reçoit les enfants de deux à six ans dont les parents ne peuvent s'occuper.
ASILE, REFUGE. Le refuge est un asile où l'on se réfugie, que l'on gagne par la fuite, par une course précipitée. Il y a donc dans refuge l'idée d'un péril imminent, qu'asile ne contient pas. Asile ne contient pas non plus l'idée de besoin de défense qu'indique refuge ; l'asile est ouvert à la vieillesse, à l'enfance, à la piété, etc. le refuge l'est aux exilés, aux proscrits, etc.
Asylus, du grec ἄσυλος, de ἀ privatif, et σύλη, dévastation, pillage ; lieu qu'on ne pille pas.
Insecte de l'ordre des diptères.
Lat. asilus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander