atteler v. a. (a-te-lé)
-
1Attacher des animaux de trait. Atteler des chevaux à un carrosse.
Cérès présentait aux hommes une charrue et faisait atteler des bœufs
Fénelon, Tél. XVII
-
Absolument. C'est d'ordinaire le cocher qui attelle. Nous fîmes atteler.
-
On dit aussi atteler une voiture, une charrue.
-
-
2Par extension.
Il fit atteler à son char les rois qu'il avait vaincus
Fénelon, Tél. XI- Il attelait des rois au char de ses victoires Victor Hugo, Odes, II, 4
-
3S'atteler, v. réfl. Il se dit par extension des personnes. Ils s'attelèrent au chariot et le traînèrent.
-
Fig. S'atteler au char de la puissance, servir les puissants.
-
Étymologie
Bas-lat. astellare. On donnait le nom d'astelet au bois du collier des chevaux ; de là atteler ; ce mot vient donc de astele ou, comme nous écrivons aujourd'hui, attelle (voy. ce mot). Ainsi il faut complétement rejeter l'étymologie de pro-telum qui en latin signifie attelage ; nous ne connaissons pas en cette langue de mot attelum, qui ait pu produire le mot français ; et si l'on invoquait dételer, nous remarquerions que estele s'est dit pour astele, et que dételer est pour desteler. Comparez le Berry âte, s. f. timon d'une voiture à bœufs.