1aune s. f. (ô-n')
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1Mesure ancienne de 3 pieds 7 pouces 10 lignes 5/6, équivalant à 1m, 182.
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2La chose mesurée. Une aune de soie, de drap, de galon.
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3Fig. Savoir ce qu'en vaut l'aune, connaître par expérience les difficultés, les périls, les peines d'une chose.
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Familièrement.
Ta bouche déjà s'ouvre large d'une aune [tu bâilles et ouvres une grande bouche]
Boileau, Épîtr. XLe visage allongé d'une aune [visage exprimant le désappointement]
Mme de Sévigné, 586
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Tout du long de l'aune, excessivement. Il en aura tout le long de l'aune, c'est-à-dire on lui fera tout le mal qu'on pourra.
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On dit d'un grand mangeur qu'il a toujours dix aunes de boyaux vides pour festoyer ses bons amis.
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Proverbes
Les hommes ne se mesurent pas à l'aune
; ce n'est pas d'après la taille qu'on les apprécie. Mesurer les autres à son aune
; juger des autres d'après soi. Au bout de l'aune faut le drap
; toutes choses ont leur fin.
Étymologie
Provenç. alna, auna ; ital. auna. Ce mot ne vient pas directement du latin ulna ; il passe par l'intermédiaire du bas-latin alena, qui vient du goth. aleina ; anc. haut allem elina ; allem. Elle, avant-bras ; qui, à leur tour, se rattachent à ulna, avant-bras, grec ὠλένη, coude, de ὦλος, coude. Ulna est l'avant-bras et, comme mesure, la coudée, qui a en effet la longueur d'un avant-bras ; et c'est par extension que cette dénomination a été donnée à l'aune qui, d'après Saigey, est le quadruple du pied romain.