auspice s. m. (ô-spi-s')
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1Terme d'antiquité romaine. Divination de l'avenir, surtout d'après le vol des oiseaux. Prendre les auspices. Sous de bons, sous de mauvais auspices. Annoncer des auspices contraires. Lieu consacré par les auspices.
Un simple officier du peuple, qui n'avait ni auspices ni juridiction
J.-J. Rousseau, Contrat, IV, 5
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2Fig. Heureux auspice. Auspice favorable. Auspice malheureux, triste ou fâcheux. Né sous les plus heureux auspices.
Jamais hymen formé sous un plus noir auspice
Racine, Mithr. I, 2- Nous autres réunis sous de meilleurs auspices Corneille, Nic. V, 10
- Qu'on redouble demain les heureux sacrificesQue nous leur offrirons sous de meilleurs auspices Corneille, Cinna, V, 3
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3Sous les auspices de quelqu'un, sous la direction, par l'influence de quelqu'un.
- ... Vous marchiez au camp conduit sous mes auspices Racine, Brit. IV, 2
Nous sommes en sûreté sous ses auspices
Mme de Sévigné, 225Mon attachement pour votre excellence et mon goût pour l'ouvrage entrepris sous vos auspices
Voltaire, Lettr. Schouvalof, 9 nov. 1761
Étymologie
Auspicium, de avis, qui a donné oiseau (voy. ce mot), et de spicere, considérer (voy. SPECTACLE).