avanie s. f. (a-va-nie)
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1Vexations qu'exerçaient les Turcs contre ceux qui n'étaient pas leurs coreligionnaires, pour leur extorquer de l'argent.
J'avais été prévenu de ne me laisser jamais plaisanter par un Turc, si je ne voulais m'exposer à mille avanies
Chateaubriand, Itin. 57
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2Traitement humiliant, affront public.
Je veux aux yeux de tous vous en faire avanie, à toute heure, en tous lieux
Regnard, le Joueur, V, 4Phocion essuya la même avanie
Diderot, Ess. s. Claude, liv. IILa dîme royale le délivrerait [le peuple] tout d'un coup de toutes les vexations et avanies des collecteurs, des receveurs des tailles et de leurs suppôts
VAUBAN, Dîme, p. 57
Étymologie
Grec moderne ἀϐανία ; de l'arabe houân, mépris. On trouve vanie :
Supplément
AVANIE. - ÉTYM. Ajoutez : M. Devic, Dict. étym. n'admet pas l'arabe houān, mépris, que Pihan a indiqué, le sens n'étant pas satisfaisant ; ce qui lui paraît le plus plausible, c'est que avanie correspond à un terme du Levant, awāni, qui n'est pas dans les dictionnaires, et qui se rattache peut-être à l'habitude où étaient les courriers royaux de rançonner les populations, d'où ἀγγαρεύειν, angariare et awāni, [voy. ANGARIER au Supplément].