Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

aversion dans le Littré

1 article· 20 citations· rimes· synonymes

aversion s. f. (a-vèr-sion ; en poésie, de quatre syllabes)

  1. 1Sentiment qui fait qu'on se détourne d'une personne ; haine, antipathie. Le peuple l'avait en aversion. Prendre quelqu'un en aversion. Inspirer à quelqu'un de l'aversion pour un autre.

    • Familièrement. C'est ma bête d'aversion, se dit d'une personne pour laquelle on a une insurmontable répugnance.

  2. 2En parlant des choses, répugnance extrême. Aversion pour le travail.

    • J'ai eu toujours aversion à cela Voiture, Lettr. 110
    • Alexandre obligeait aussi ses capitaines de s'habiller à la persienne, à quoi ils avaient grande aversion VAUG., Q. C. 252
    • J'ai eu et j'aurai pour lui [le mariage] toute ma vie une aversion effroyable Molière, l'Am. méd. III, 6
    • Le ciel a semblé mettre en nous mêmes attachements pour notre liberté et même aversion pour l'amour Molière, la Princ. d'Élide, IV, 1
    • Vous n'en avez pas d'aversion Pascal, Prov. 10
    • Vos décisions sont en aversion à tout le monde Pascal, Prov. 14
    • J'ai une grande aversion pour cette saleté Mme de Sévigné, 77
    • De là ces aversions qu'on a du seul objet légitime qu'on doit aimer Fléchier, I, p. 131
    • Rappelez en votre mémoire combien elle avait d'aversion pour les discours empoisonnés de la médisance Bossuet, Reine d'Anglet.

Remarque

On dit dans le même sens aversion pour une chose et aversion d'une chose.

Étymologie

Aversio, de a, désignant éloignement, et vertere, tourner (voy. VERSION) : mot à mot, détournement.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander