avilir v. a. (a-vi-lir)
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1Rendre vil.
Il avilit son rang.... Tous auraient brigué l'honneur de l'avilir ; Dans une longue enfance ils l'auraient fait vieillir
Racine, Brit. I, 2
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2Terme de commerce. Déprécier. L'encombrement sur le marché avilit les marchandises.
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3S'avilir, v. réfl. Se rendre méprisable.
- La vertu s'avilit à se justifier Voltaire, Œdipe, II, 4
- On peut, sans s'avilir,S'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir Voltaire, Sémir. II, 7
- Moi, jaloux ! qu'à ce point ma fierté s'avilisse ! Voltaire, Zaïre, I, 5
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4Perdre sa valeur.
Et qu'on ne dise pas que je répands ici de fausses terreurs, que les billets de la caisse d'escompte ne s'avilissent point
Mirabeau, Collection, t. II, p. 402
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Fig.
Saint Augustin dit que ces merveilles [de l'univers] se sont avilies par leur répétition
Fénelon, Exist. 3
Étymologie
À et vil ; provenç. avilir, avilsir, aveuzir, avilar ; espagn. avilar ; ital. avvilire, avvilare. L'ancien français n'avait que aviller ; c'est au XVIe siècle que avilir entre en usage.