bélître s. m. (bé-lî-tr')
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Homme de rien, homme sans valeur. C'est un franc bélître.
[Sezanne] C'était un grand bélître, fort prévenu de son mérite et de sa capacité
Saint-Simon, 368, 117
Étymologie
Espagn. belitre ; portug. biltre ; ital. belitrone. Origine incertaine. On a indiqué le latin balatro, vaurien, ballistarius, soldat qui servait les balistes ; blitum, bette, plante qui, à cause de son peu de saveur, était employée métaphoriquement pour désigner un homme de peu ; l'allemand Bettler, mendiant (par métathèse Bleter) ; car bélître a aussi signifié mendiant (voy. l'historique). Diez penche pour cette dernière opinion. Il y avait au XVIe siècle un verbe belistrer, mendier :
Supplément
BÉLÎTRE. Ajoutez : - REM. On trouve dans des textes officiels du commencement du XVIe siècle, le féminin blitresse, le substantif bliterie, et le diminutif blitreau. La forme blitre, blitresse, etc. semble montrer qu'autrefois l'e de belitre était muet, et que c'est par corruption qu'il a été accentué.