bénitier s. m. (bé-ni-tié ; l'r ne se lie jamais ; au plur. l's se lie : des bénitiers en marbre, dites : des bé-ni-tié-z en marbre)
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Vase consacré à l'eau bénite.
La fièvre.... Un bénitier aux pieds, va l'étendre à la porte
Boileau, Épît. III
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Fig. Se démener comme un diable dans un bénitier, s'agiter violemment.
- Bien vite il sut jurer et maugréerMieux qu'un vieux diable au fond d'un bénitier GRESS., Vert-Vert, ch. III
Étymologie
Bénit ; Berry, bénêtier. Benoistier du XVIe siècle vient de benoit, équivalent de bénit. Ménage remarque qu'à Paris on disait bénitier (qui a définitivement pris le dessus), mais qu'en province on dit benestier (l's ne se prononce pas) et que c'est la meilleure prononciation. Benestier se trouve dans RÉGNIER : Pissent au benestier afin qu'on parle d'eux, Sat. II. Benestier est la prononciation normande de benoistier.