bêtise s. f. (bé-ti-z' ; dans quelques provinces on prononce bê-ti-z' ; mais l'usage est pour bé-ti-z')
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1Défaut d'intelligence et de jugement.
Il y a tant de disproportion entre le mérite et la bêtise
Pascal, P. Jés. 34Il y a en moi, pauvre et simple homme de village, plus de bêtise que de méchanceté
Paul-Louis Courier, I, 144.... Que veux-tu ? c'est peut-être bêtise De croire ce qu'on voit ; mais j'ai cette sottise
HAUTEROCHE, Nobles de province, IV, 4
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2Action ou propos de bête.
Un des conjurés eut la bêtise de se confesser à un des prêtres de la fronde
Voltaire, Louis XIV, 4
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3Propos léger et inconvenant.
Il échappa à Brissac quelque bêtise sur Mme de Mailly, la dame d'atour
Saint-Simon, 153, 231
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Familièrement et populairement. Quelle bêtise ! c'est-à-dire, vous faites ou vous dites une bêtise, une chose déraisonnable ou qui ne peut servir à rien.
Synonymes
BÊTISE, SOTTISE. La bête est dans bêtise, tandis qu'elle n'est pas dans sottise ; c'est ce qui distingue ces deux mots. La bête est bornée, a peu d'idées ; la bêtise est dans tout ce qui provient de l'ignorance, d'un esprit sans portée, d'une intelligence sans lumière, et même parfois d'une intelligence distraite ou mal informée de certaines choses. La Fontaine, en raison de ses simplicités, était parfois une bête ; mais il n'était jamais un sot. En effet la sottise est caractérisée par l'absence de jugement, absence qui ne permet pas au sot de se méfier jamais de ses idées. Il peut y avoir des bêtes parmi les gens d'esprit, mais il n'y a pas de sots. Il peut y avoir des sots parmi les savants ; la science ne préserve pas de la sottise. La bêtise fait quelquefois rire ; mais, en tout cas, elle impatiente moins que la sottise.
Étymologie
Bête. Bêtise est récent ; autrefois on disait besterie.