1balafre s. f. (ba-la-fr')
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1Taillade faite, particulièrement sur le visage, par une arme tranchante.
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2Cicatrice qui reste quand la blessure est guérie.
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3Fig.
Le plus aimable des hommes qui me fait des balafres et crie qu'il est égratigné
Voltaire, Roi de Prusse, 129
Étymologie
Wallon, barlafre ; namurois, berlafe ; milanais, barleffi ; ital. sberleffe. Diez le tire de la particule bar, bes, bis, qui signifie de travers, mal, et l'ancien haut-allemand Leffur, lèvre ; de sorte que cela signifierait une mauvaise lèvre (lèvre dans le sens de plaie béante) ; et il cite le champenois berlafre, qui signifie mal à la lèvre. Grandgagnage est porté à croire que balafre est de même origine que le wallon lafrer, lofrer, dans dilafrer, gâter, avec bar, de travers ; une balafre serait donc une blessure oblique. Ce sont, on le voit, seulement des conjectures ; d'autant plus qu'on peut alléguer aussi le bas-latin balafardus, balasardus, sorte d'épée courte, qui est le même que balisarde, la fameuse épée que se disputent les paladins dans l'Arioste.