1balafré, ée part. passé. (ba-la-fré, frée)
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Visage balafré. Henri III fit assassiner Guise le Balafré.
Visage balafré. Henri III fit assassiner Guise le Balafré.
1Taillade faite, particulièrement sur le visage, par une arme tranchante.
2Cicatrice qui reste quand la blessure est guérie.
3Fig.
Le plus aimable des hommes qui me fait des balafres et crie qu'il est égratignéVoltaire, Roi de Prusse, 129
Wallon, barlafre ; namurois, berlafe ; milanais, barleffi ; ital. sberleffe. Diez le tire de la particule bar, bes, bis, qui signifie de travers, mal, et l'ancien haut-allemand Leffur, lèvre ; de sorte que cela signifierait une mauvaise lèvre (lèvre dans le sens de plaie béante) ; et il cite le champenois berlafre, qui signifie mal à la lèvre. Grandgagnage est porté à croire que balafre est de même origine que le wallon lafrer, lofrer, dans dilafrer, gâter, avec bar, de travers ; une balafre serait donc une blessure oblique. Ce sont, on le voit, seulement des conjectures ; d'autant plus qu'on peut alléguer aussi le bas-latin balafardus, balasardus, sorte d'épée courte, qui est le même que balisarde, la fameuse épée que se disputent les paladins dans l'Arioste.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander