balayer v. a. (ba-lè-ié)
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1Nettoyer un lieu avec un balai. Balayer une allée.
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Enlever avec le balai. Balayer la poussière, les araignées.
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Fig. Balayer les nuages. Balayer les corsaires. Les rues furent balayées par la fusillade.
- Oddo, vous pouviez seul, réparant nos revers,Des flottes d'un tyran balayer nos deux mers DELAV., Vêpres sic. IV, 4
- Delphes n'a plus d'oracles ;Le temps a balayé le temple et les miracles Lamartine, Harold, I
- Ces enfants à qui je souris,Mon pied balaiera leur poussière Béranger, Juif errant.
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2Par extension, se dit de quelque chose qui traîne à terre. Sa robe, son manteau balaye la terre.
Quand ses lauriers [du Pinde] .... Vont balayer la fange des cachots
Béranger, Damoclès.
Remarque
La prononciation balier est un archaïsme et un provincialisme, contre lequel Ménage mettait déjà en garde et dont il faut en effet se préserver.
Étymologie
Balai ; Berry, balier ; provenç. balayar. Baloier ou balier, dans l'ancien français, a deux sens : nettoyer avec un balai et flotter au vent. Dans ce dernier sens, est-ce le même mot ? Diez ne le croit pas et le rapproche de l'italien-lombard balicà, se balancer, flotter ; il se demande si ce ne serait pas un dérivé de ballare, danser. Il est certain qu'un bas-latin ballicare aurait donné baloyer, balier ; mais le son ai se transforme très facilement, dans la langue d'oil, en oi : témoin esmaier et esmoier ; c'est ainsi que balaier a pu donner baloier. Toutes les formes dans l'un et l'autre sens sont tellement semblables qu'elles portent à n'y établir aucune différence d'origine ; puis la signification ne s'y oppose pas, puisque balayer a encore un emploi très analogue dans : une robe qui balaye la terre.