barguigner v. n. (bar-ghi-gné)
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Hésiter, avoir de la peine à se déterminer.
À quoi bon tant barguigner et tant tourner autour du pot ?
Molière, Pourc. I, 7C'est Mme Shoenée qui achète notre filonnière ; mon homme barguignait un peu ; je craignais des difficultés
Paul-Louis Courier, Lett. II, 197
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Étymologie
Génev. bargagner ; bas-lat. barcaniare (dans les Capitulaires de Charles le Chauve), barganniare, marchander ; provenç. barganhar ; ital. bargagnare ; angl. to bargain. On trouve dans le gaél. baragan, un marché ; mais, comme le remarque Diez, le c dans un texte aussi reculé qu'un capitulaire de Charles le Chauve prouve que le g est dérivé ; en conséquence il propose pour étymologie barca, barque, qui, d'après Isidore, sert à porter les marchandises deçà et delà, de sorte que barcaniare, serait : porter en barque, et en général, porter ses marchandises çà et là (barguigner dans l'ancien français veut dire marchander). Cela demeure jusqu'à présent une hypothèse ; mais on voit, par les anciens textes, que le mot gain (ce qu'avait cru Génin) n'entre pas dans la composition du mot. De marchander, barguigner a passé, par une dérivation que l'on conçoit, au sens de hésiter, tergiverser.