1besogné part. passé. (be-zo-gné)
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Uniquement employé dans des locutions de ce genre : c'est à lui mal besogné, il a mal fait.
- Ce ne serait à vous bien besogné La Fontaine, Faiseur.
Uniquement employé dans des locutions de ce genre : c'est à lui mal besogné, il a mal fait.
1Ce qui est de besoin, affaire, apprêt.
2Ce qu'il est nécessaire de faire, travail, ouvrage. Celui qui ne serait propre à aucune autre besogne. Achever sa besogne. Se partager la besogne.
Elle fait la grosse besogneMme de Sévigné, 221
S'endormir sur la besogne, ne pas avancer dans un travail.
Familièrement. Aimer besogne faite, ne pas aimer le travail.
N'avoir pas besogne faite, avoir beaucoup d'embarras.
Qui vit céans, ma foy, n'a pas besogne faiteRégnier, Sat. X
MM. les gens du roi, entre la chancellerie et la grande aumônerie, n'ont pas besogne faitePaul-Louis Courier, II, 291
Abattre de la besogne, faire beaucoup de travail.
Aller vite en besogne, être expéditif ; agir avec précipitation ; dissiper promptement ses ressources.
Faire plus de bruit que de besogne, parler beaucoup et ne pas agir ; se donner beaucoup de mouvement et ne pas faire grand'chose.
Donner, tailler de la besogne à quelqu'un, lui préparer sa tâche, et fig. lui donner de la peine, lui susciter des embarras.
Faire de la bonne besogne, de la belle besogne, travailler d'une façon utile ; et ironiquement, vous avez fait là de la belle besogne, vous avez fait une maladresse, une sottise, etc.
Dépêcher besogne, dégrossir une besogne.
Ils [ceux qui sont chargés des recherches de noblesse] dépêchent besogne et leurs secrétaires la défrichentSaint-Simon, 143, 82
3Sorte de grand bateau, dit aussi bateau normand, ou chaland besogne.
Autre forme de besoin ; bourguig. besongne ; provenç. besonha ; ital. bisogna. Chifflet, Gramm. p. 200, remarque, au XVIIe s. qu'on écrit besoigne, et qu'on prononce besogne.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander