Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

beurrier dans le Littré

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1beurrier, ière s. m. et f. (beu-rié, riê-r' ; l'r de beurrier ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des beurriers achalandés, dites : des beu-rié-z achalandés)

  1. Celui, celle qui vend du beurre.

    • Il est étonnant en quelles mains tombent souvent les pièces originales les plus curieuses ; il n'est pas rare d'en trouver chez les beurrières Saint-Simon, 462, 2
    • Louvois sentit le premier le danger que les dépêches restassent entre les mains des particuliers et souvent de leurs valets, qui en pouvaient faire de dangereux usages, et quelquefois jusqu'aux beurrières, comme il est arrivé à des curieux d'en retirer de très importantes d'entre leurs mains Saint-Simon, 279, 232
    • Fig. Livre, ouvrage bon pour la beurrière, livre, ouvrage qui ne se vend pas ; bon à envelopper du beurre. À la honte de notre siècle, on a été obligé d'envoyer à la beurrière plus de cinq cents exemplaires du Registre de Baluze, qui est néanmoins un très beau recueil et très instructif, Longueruana, p. 145. On dit aujourd'hui plutôt : aller chez l'épicier.

Étymologie

Beurre.

2beurrier s. m. (beu-rié)

  1. Vase où l'on met du beurre.

3beurrier, ière adj. (beu-rié, riè-r')

  1. Qui a rapport au beurre.

    • La production beurrière Journ. offic. 13 mars 1874, p. 1948, 1re col.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander