bienfaiteur, trice s. m. et f. (biin-fè-teur, tri-s')
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1Celui, celle qui a fait du bien.
Les nations ne doivent porter le deuil que de leurs bienfaiteurs
MIRAB., Collect. t. III, p. 394- Ciel ! pourquoi Mahomet fut-il son bienfaiteur ? Voltaire, Fanat. III, 8
Je chante en secret ma bienfaitrice, dans le fond de nos déserts
Voltaire, Lett. Mme de Choiseul, 9 avril 1770- Bienfaitrice à la fois et maîtresse du monde SAURIN, Spartac. V, 5
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2Adj.
- Va, je ne blâme pas ce luxe bienfaiteurEt ce faste public qui prouve la grandeur M. J. CHÉN., Gracq. II, 3
Étymologie
Bienfaire ; provenç. befachor, befaytor ; anc. catal. benfactor ; anc. espagn. bienfechor ; espagn. mod. bienhechor ; portug. bemfeitor ; ital. benefattore. Du temps de Vaugelas et de Chifflet, l'usage hésitait entre bienfaiteur, bienfaicteur et bienfacteur. Bouhours déclare qu'il a entendu, toute sa vie, dire bienfacteur à des gens qui parlaient bien ; Chifflet dit que bienfactrice est meilleur que bienfaitrice ; et on lit dans Voiture, Lettre 125 : " Bienfaiteur n'est pas bon ; bienfacteur ne se dit guère ; dites, s'il vous plaît, bienfaicteur. " Aujourd'hui l'usage est fixe ; et on ne dit que bienfaiteur, bienfaitrice. Bienfaiteur est dans Malherbe.
Supplément
BIENFAITEUR. - REM. Au XVIIe siècle, on écrivait bienfacteur. La Bruyère écrivait aussi bienfacteur et bienfactrice (voy. l'édit. Walkenaer, p. 741).