bijou s. m. (bi-jou)
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1Petit ouvrage d'un travail élégant et d'une matière précieuse, et qui sert de parure et d'ornement. Elle a vendu tous ses bijoux.
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2Fig. Toute chose élégante et ornée, et, en particulier, petite maison élégante et commode.
Le financier la Cour avait fait un bijou d'un vilain lieu et d'une méchante maison que Chamillart lui avait donnée
Saint-Simon, 222, 253Cirey est charmant, c'est un bijou
Voltaire, Lett. vers, 80
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3Fig. et familièrement. Cet enfant est un bijou. C'est le bijou de la famille.
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Bijou de la foire Saint-Ovide, un homme de rien, qui vaut peu
VADÉ, les Racoleurs, SC. II, 1756À la foire Saint-Ovide, qui se tint d'abord à la place Vendôme et qui fut transportée en 1773 à la place Louis XV, on vendait quantité de menues bijouteries de peu de valeur
CH. NISARD, Parisianismes, Paris, 1876, p. 27
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Bijou du parvis, se disait d'un individu condamné à une peine infamante et ayant fait amende honorable sur la place du parvis Notre-Dame
CH. NISARD, ib. p. 28- Allons, tais-toi, diable de bijou du parvis VADÉ, Compliment de la clôture de la foire Saint-Laurent, 1755
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Chez les restaurateurs de Paris, nom donné par antiphrase à toutes les dessertes des plats et des assiettes ; c'est le profit des laveurs de vaisselle
Journ. des Débats, 25 oct. 1876, 3e page, 1re col.
Étymologie
On a indiqué le bas-bret. bizou, bézou, bezeu, qui signifie bague, et qui vient de : bas-breton, biz ; gall. bys, doigt. Le changement d's ou de z en j, n'est pas facile. Ménage a indiqué bis-jocare, bijouer, de sorte que bijou exprimerait quelque chose qui joue ou qui brille de plusieurs côtés ; cette étymologie est approuvée par Diez.