bilboquet s. m. (bil-bo-kè ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel l's se lie : des bilboquets en ivoire, dites : des bil-bo-kè-z en ivoire ; bilboquets rime avec traits, jamais, succès, etc.)
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1Jouet de bois ou d'ivoire, composé d'un petit bâton qui est terminé par une pointe à un bout et une sorte d'écuelle à l'autre, et d'une boule qui, suspendue au bâton et percée d'un trou, doit être reçue par un bout ou par l'autre du bâton. Jouer au bilboquet.
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2Petite figure en moelle de sureau ou autre substance très légère, avec un peu de plomb aux pieds, qui se redresse brusquement, de quelque façon qu'on la pose.
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Fig. et familièrement.
Le duc d'Orléans, qui se prenait assez aux figures, me répondait sans cesse : mais on se moquera de nous avec ce bilboquet [la Vrillière], nain grosset, monté sur de hauts talons
Saint-Simon, 396, 142
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Familièrement. Se tenir droit comme un bilboquet, se tenir toujours debout.
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Se retrouver toujours sur ses jambes comme un bilboquet, se tirer toujours d'affaire quoi qu'il arrive.
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C'est un vrai bilboquet, c'est un homme sans consistance.
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3Terme de typographie. Léger ouvrage de ville, tel que têtes de lettres, cartes d'adresse, factures, etc.
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4Morceau de fer dans lequel le monnayeur ajuste le flan.
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Outil avec lequel le doreur place l'or dans les endroits difficiles à atteindre.
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Fragment de pierre bon seulement à faire du moellon.
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2Ajoutez :
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Fig.
On dit que la Mancini, femme du duc de Mercœur et nièce de Mazarin, est ici quelque part cachée dans un monastère ; et le petit Mancini, son frère, chez le comte de Harcourt ; s'il est vrai, il faut avouer que ces petits bilboquets de la fortune sont bien malheureux
GUI PATIN, Lettres, p. 595
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Étymologie
Bil pour bille, avec une finale qui est sans doute bocquet, fer de lance dans le blason (voy. BOCQUET).