blasé, ée part. passé. (blâ-zé, zée)
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Un homme blasé. Un estomac blasé.
Vous ne ramènerez pas au vin de Bourgogne des gens blasés qui s'enivrent de mauvaise eau-de-vie
Voltaire, Lettr. Touraille, 5 juill. 1774
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Blasé par les voluptés.
Je frémis lorsque j'entends un de ces citoyens, blasé sur les plaisirs, se dire : je m'ennuie....
Diderot, Ess. sur Claude, liv. IIAinsi la pointe de la douleur est émoussée, non que le cœur soit blasé, non que l'âme soit aride....
Mme de Staël, Corinne, liv. II, ch. 4- Enfin, ivre, énervé, ne sachant plus que faire,Sans haine, sans amour, et toujours, ô misère !Avant la fin du jour blasé du lendemain Victor Hugo, Crépuscule, 13
Remarque
Il paraîtrait, d'après la comédie de Forcalquier, que blasé commence seulement alors à être adopté avec la signification d'une maladie morale, DE LOMÉNIE, sur Mme de Rochefort, dans Rev. des Deux-Mondes, 1er févr. 1869, p. 689.
Supplément
BLASÉ. Les Blasés, titre d'une comédie de Forcalquier, 1740.