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un seul est le mot juste.

blonde dans le Littré

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1blonde s. f. (blon-d')

  1. Dentelle de soie. Une blonde d'Angleterre.

    • Votre Majesté fournira les coiffures de blondes aux dames du palais Voltaire, Lettr. à Cath. 119

Étymologie

Est-ce blond, à cause de la couleur ? mais aujourd'hui la blonde est une dentelle blanche ou noire ; de sorte que l'étymologie reste incertaine.

2blond, blonde adj. (blon, blon-d' ; le d ne se lie que dans la prononciation soutenue : le blond Apollon, dites : le blon-t Apollon ; au pluriel l's se lie : les blonds et les bruns, dites : les blon-z et les bruns)

  1. 1Qui est d'une couleur moyenne entre le doré et le châtain clair. Poil blond. Cheveux blonds.

    • Je sais que les ans lui mettront, Comme à toi, les rides au front, Et feront à sa tresse blonde Même outrage qu'à tes cheveux Malherbe, IV, 16
    • Soyez beau, bien disant, ayez perruque blonde La Fontaine, Coupe.
    • Vous êtes-vous rendue, avecque tout le monde, Au mérite éclatant de sa perruque blonde ? Molière, Misanth. II, 1
  2. 2S. m. La couleur blonde.

    • Ses cheveux étaient d'un blond parfait Hamilton, Gramm. 9
    • D'Antin était d'un fort beau blond Saint-Simon, 294, 2
    • Blond ardent, sorte de couleur blonde qui tire sur le roux. Blond hasardé se dit, par plaisanterie, pour roux.

    • Invariablement. Une barbe blond ardent. Des cheveux blond cendré.

    • Un blond, une blonde, une personne blonde. Un beau blond.

    • Terme de cuisine. Blond de veau, jus employé pour certains plats.

Étymologie

Bourguig. bionde, au féminin ; provenç. blon et bloi ; espagn. blondo ; ital. biondo ; bas-lat. blundus. Il y a dans l'anglo-saxon blonden-feax, qui a les cheveux mélangés, grisonnants ; Chevallet tire blonden de l'anglais to blend, mélanger ; cette dérivation est loin d'être assurée, mais c'est la seule concordance qu'on trouve dans les langues antérieures. Diez propose une conjecture : anc. nord, blaud ; danois, blöd ; suédois, blöt, mou, délicat, en parlant d'une couleur. Il y a aussi l'anglais blunt, émoussé, qui pourrait avoir servi à désigner une coloration peu tranchée, comme est le blond ; mais, pour insister, il faudrait des intermédiaires. L'ancien français et le provençal avaient bloi dans le sens de blond ; mais bloi, qui tient de très près à bleu, ne peut donner blond par dérivation. Comme on voit, l'origine reste incertaine.

Supplément

BLOND. Ajoutez : - REM. Il est délicat et blond, se dit de quelqu'un qui est délicat, les blonds passant pour peu robustes. Mme de Sévigné a employé cette locution figurément au sens de peu solide, en parlant de la réputation : Je trouve la réputation des hommes bien plus délicate et blonde que celle des femmes, Lett. 28 juillet 1677.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander