blottir (se) v. réfl. (blo-tir)
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S'accroupir, ramener son corps en un tas.
Jean lapin s'y blottit
La Fontaine, Fab. II, 7- Toutes, pleines d'effroi, se blottissant La Fontaine, Herm.
.... Notre maître Mitis, Pour la seconde fois, les trompe et les affine, Blanchit sa robe et s'enfarine ; Et, de la sorte déguisé, Se niche et se blottit dans une huche ouverte
La Fontaine, Fab. III, 18
Remarque
Blottir ne s'emploie qu'avec le pronom réfléchi ; et c'est un barbarisme que de l'employer activement, comme dans ce vers : Se bloutir mauvaise prononciation.
Étymologie
Ménage fait remarquer qu'on dit qu'une perdrix s'est blottie, et, dans quelques provinces, s'est mottée ; de là il admet que blottir vient d'un mot français anciennement usité, blotte ou bloutre qui est dans le Dictionnaire de Nicot et qui signifie la motte de terre renversée par la charrue. Il y a dans l'ancien français blostre, motte de terre (MÉON, Nouv. Fab. t. II, p. 81). Diez conjecture ballotir, se mettre en paquet, en ballot, par contraction blotir, comme gline de geline ; il conjecture aussi l'all. blotzen, s'écraser, se blottir étant s'écraser. Tout est hypothèse.
Supplément
BLOTTIR. - ÉTYM. Ajoutez : À blotte, motte de terre, cité par Ménage, on peut joindre le norm bliête, motte de terre, ébliêter, émotter.