bondir v. n. (bon-dir)
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1Faire un ou plusieurs bonds. L'eau tombe, écume et bondit.
Les troupeaux de moutons qui bondissent sur l'herbe
Fénelon, Tél. XII- Pourquoi bondissez-vous sur la plage écumante,Vagues dont aucun vent n'a creusé le sillon ? Lamartine, Harm. I, 3
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2Fig. Se soulever, en parlant de l'estomac.
Un dégoût qui lui faisait bondir le cœur
Mme de Sévigné, 43La reine Gisèle était toute courbée, toussant et crachant toute la journée avec une saleté qui faisait bondir le cœur
Fénelon, XIX, 17Plus la nature humaine, abandonnée à elle-même ou à la superstition, inspire des idées tristes et fait bondir le cœur, plus....
Voltaire, Lettr. d'Argental, 15 août 1766
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3Terme de vénerie. Faire bondir, se dit du cerf, du daim, du chevreuil, qui, poursuivi, fait partir de la reposée d'autres bêtes fauves.
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
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Étymologie
Provenç. bondir, retentir ; catal. bonir, même sens. L'ancien français bondir signifie retentir ; et on lui voit ce sens jusqu'au XVe siècle, où le sens de sauter apparaît. Ce qui fait croire qu'il est pourtant plus ancien, c'est qu'on le trouve dans l'anglais, to bound, faire un bond, et que, dans un texte du XIVe siècle (DU CANGE, bondula), on trouve jouer à la bonde pour jouer à la paume. Il faut admettre que, du sens de retentir, on a passé au sens de bondir, en considérant le retentissement comme un bondissement qui fait tressaillir, qui ébranle. Et en effet, l'anglais to bound signifie à la fois faire un grand bruit et faire un saut. Le sens primordial de bondir étant retentir, Diez le tire du latin bombitare, faire du bruit, avec un changement de la 1re conjugaison en la 3e (le picard bonder est de la 1re conjugaison), comme dans tentir de tinnitare, et du t en d, comme dans coude de cubitus. Quant au catalan bonir, le d aura disparu comme le t dans l'espagnol retiñir, portug. retinnir, pour retentir.