boucler v. a. (bou-klé)
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1Attacher, serrer avec une boucle. Boucler ses souliers, sa cravate.
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2Mettre des cheveux en boucles. Boucler sa chevelure. Boucler un enfant, lui faire des boucles.
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V.n. Ses cheveux bouclent naturellement.
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3Terme de vétérinaire. Boucler une cavale, lui mettre des boucles pour empêcher qu'elle ne soit saillie.
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Traverser le boutoir d'un porc par un anneau, pour l'empêcher de fouiller dans la terre.
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4Boucler un port, en fermer l'entrée. Vieux en ce sens.
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5Boucler des prisonniers, fermer sur eux les portes de leur cellule.
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6Terme de marine. Faire un nœud simple.
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7V. n. En termes de maçonnerie, se dit d'un mur dont les parements s'écartent faute de liaison suffisante dans sa construction. Ce mur boucle, c'est-à-dire bombe en forme de boucle.
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8Se boucler, v. réfl. Mettre une boucle. Prenez votre ceinture, et bouclez-vous.
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Arranger les boucles de ses cheveux. Elle est, tous les soirs, une heure à se friser, à se boucler.
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Être fermé par une boucle. Ces guêtres se bouclent par le côté.
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9Chez les protestants, fermer, clore, en parlant du canon des livres saints.
La tradition voulut même lui [à Esdras] attribuer l'honneur d'avoir bouclé, c'est l'expression technique, c'est-à-dire clôturé définitivement le canon ou la liste des livres sacrés de l'Ancien Testament
A. RÉVILLE, Rev. des Deux-Mondes, 1er mars 1872, p. 139
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Boucler se dit, à Genève, pour clore, terminer.
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Étymologie
Boucle ; provenç. blocar, garnir de bosses. Un escu bouclé ne veut pas dire autre chose qu'un écu bombé ; c'est une épithète banale.