bouffer v. n. (bou-fé)
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1Témoigner par un certain gonflement de la face qu'on est en mauvaise humeur ; être dans une colère qui n'éclate pas. Il bouffe.
Le grand écuyer [après cette sottise] se releva le nez de dessus la table, regarda toute la compagnie, toujours bouffant
Saint-Simon, 177, 110
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2Se soutenir sans s'affaisser en parlant de certaines étoffes. Ce taffetas bouffe.
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Par extension.
Il [le duc de Bourgogne] avait des cheveux châtains si crépus et en telle quantité qu'ils bouffaient à l'excès
Saint-Simon, 322, 211
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3Se gonfler, en parlant de la pâte qui ressent dans le four l'effet de la chaleur. Le pain avait déjà bouffé.
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Terme de maçonnerie. Le plâtre bouffe, il gonfle. Un mur bouffe, il pousse en dehors.
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Terme de jardinage. Un fruit bouffe, quand il grossit plus d'un côté que de l'autre.
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4V. a. Terme de boucherie. Souffler une bête tuée pour en rendre la chair plus belle.
Remarque
Le langage populaire confond bouffer avec bâfrer : il bouffe bien ; sans doute à cause de la rondeur des joues, quand la bouche est emplie. Mais ce n'en est pas moins une locution rejetée par le bon usage.
Étymologie
Provenç. et espagn. bufar, souffler ; ital. buffare, souffler et plaisanter. D'après Diez, et selon toute apparence, il faut le rattacher à une onomatopée exprimant le bruit que fait la bouche en soufflant. Bouffer et pouffer sont deux formes d'un même mot.