bouffi, ie part. passé. (bou-fi, fie)
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1Gonflé. Chair bouffie.
- Ô chérubins à la face bouffie,Réveillez donc les morts peu diligents Béranger, Dieu des bonnes gens.
- Je trouve en ce monde Où la graisse abonde,Vénus toute ronde Et l'amour bouffi Béranger, Cocag.
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2Fig. Être bouffi de colère, de rage.
Mme de Soubise avait l'air tout bouffi et la comtesse [de Furstemberg] paraissait furieuse
Saint-Simon, 76, 245- Et les petits tyrans bouffis de vanitéDont mon indépendance irritait la fierté Voltaire, Disc. 7
- Je prétends soulever les lecteurs détrompésContre un auteur bouffi de succès usurpés GILBERT, Mon apol.
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3Style bouffi, style ampoulé.
- Il a des mots hargneux, bouffis et relevés Régnier, Sat. IX
- On aurait beau montrer ses vers tournés sans art....Ou bouffis de grands mots qui se choquent entre euxL'un sur l'autre appuyés, se traînant deux à deux GILB., Le dix-huitième siècle.
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4Terme de pêche. Harengs bouffis, harengs qui restent quelque temps dans la saumure, par opposition à harengs saurs, ceux qui y restent longtemps.
Suppression des distinctions établies par l'ordonnance de 1816 en ce qui concerne les harengs saurs, bouffis ou craquelots
J. DELAHAIS, Notice historique sur l'écorage, Dieppe, 1873, p. 74