bourrer v. a. (bou-ré)
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1Terme de chasse. Enlever du poil à un lièvre, se dit d'un chien qui, saisissant un lièvre, lui enlève du poil.
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2Enfoncer la bourre d'une arme à feu. Son fusil partit au moment où il le bourrait.
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3Frapper, maltraiter. Les soldats bourraient la foule à coups de crosse. On le bourra de coups de poing.
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Fig.
Je me mis à lui répondre avec assez d'assurance, et à le bourrer du mieux que je pus
J.-J. Rousseau, Conf. II
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Absolument. Bourrer quelqu'un, lui faire une verte réprimande, le maltraiter en paroles.
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4Par extension et familièrement, faire manger avec excès. Bourrer un enfant de pâtisserie.
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Fig. Bourrer un enfant de grec et de latin, l'en surcharger, ne lui faire apprendre que du grec et du latin. Nous les bourrions de mathématiques.
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5Se bourrer, v. réfl. Se gourmer réciproquement. Ils se bourraient vigoureusement.
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Manger de quelque chose avec excès. Il se bourre de gâteaux.
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6Bien remplir. Bourrer une malle de linge.
Étymologie
Bourre.