bourru, ue adj. (bou-ru, rue)
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1Qui n'est pas dégrossi, qui est comme plein de bourre. Vieux en ce sens.
Il le lisait lui-même neuf ou dix fois, et y faisait des marques avec un crayon ; puis, en ayant tiré des explications bourrues, il les dictait à Audebert qui les écrivait sous lui
Francion, liv. II, p. 458
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Moine bourru, fantôme, revenant qui était un objet de superstition. Ce fantôme était ainsi dénommé, parce qu'on se le représentait vêtu de bourre ou bure.
Moine bourru dont on se moque, à Paris l'effroi des enfants, Esprits bourbeux, je vous invoque
le Cabinet satyrique, 1633, p. 156- Je le vois, il me voit, et demande étonnéSi le moine bourru m'avait point promené Régnier, Sat. VII
- Heureux temps, heureuse saison,Où n'était porte ni cloison,Moine bourru ni loup garou D'ASSOUCY, Ovide travesti, 1668, in-12, p. 11
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Fig. Un moine bourru, un homme brusque.
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Terme de graveur. Hachure bourrue, hachure boueuse.
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Vin bourru, vin blanc nouveau qui se conserve doux dans le tonneau pendant quelque temps.
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2Qui est d'une humeur brusque et chagrine.
Dieu m'a créé bourru, bourru je dois vivre et mourir
Paul-Louis Courier, Let. II, 91
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Substantivement. Un bourru, un homme d'un caractère bourru. Un bourru bienfaisant, homme qui, avec des manières rudes, ne laisse pas d'avoir un cœur bienveillant.
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3S. m. Terme de maçonnerie. Moellon ou pierre dont on s'est contenté d'enlever le bousin.
Étymologie
Bourre ; bourguig. borru.
Supplément
BOURRU. - REM. Bourru a eu le sens de bizarre, singulier, et s'est appliqué ainsi aux choses mêmes.