1brandon s. m. (bran-don)
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1Bouquet de paille enflammé, dont on se sert pour s'éclairer.
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2Débris enflammé qui s'échappe d'un incendie.
- Des brandons du bûcher qui va le mettre en cendresEmbrasons les palais de ces fiers conjurés Voltaire, Mort de César, III, 8
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Fig. Les brandons de guerre civile.
- Des factions.... Il éteint le dernier brandon Victor Hugo, Odes, II, 7
- L'intolérance est presque éteinte ;Qui rallumera ses brandons ? Béranger, Mort du diable.
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3Dimanche des brandons, le premier dimanche de carême, ainsi dit à cause de l'habitude de porter, en ce jour, des brandons allumés.
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Danse des brandons, sorte de danse rustique ou plutôt course dans la campagne avec des brandons, à l'occasion de certaines fêtes.
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4Un brandon de glands, un bouquet de glands. Inusité en ce sens.
Son rabat [de Mascarille] se pouvait appeler un honnête peignoir, et ses canons semblaient n'être faits que pour servir de cache aux enfants qui jouent à cligne-musette ; un brandon de glands lui sortait de sa poche comme d'une corne d'abondance,
Récit en prose et en vers de la farce des précieuses, Paris, 1660
Étymologie
Bas-lat. brando ; provenç. brando ; anc. catal. brandó ; espagn. blandon, torche ; de l'allem. Brand, feu, incendie, de brennen, brûler ; angl. to burn.
Supplément
1. BRANDON. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. d'Arbois de Jubainville (Rev. celtique, t. II, p. 126), brandon vient non pas de l'ancien haut-allemand brant, tison, encore moins de l'allemand moderne Brand, incendie, mais du franc brand, dont l'existence est prouvée par le nom propre Childe-brandus, et qui a le sens de brûler, d'incendier.