Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

brassières dans le Littré

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brassières s. f. plur. (bra-siê-r')

  1. 1Petite camisole qui sert à maintenir le corps des enfants ou des femmes.

    • Une autre [jeune personne] aurait paru effroyable en l'état où elle était ; car elle n'avait pour habillement qu'une méchante petite jupe avec des brassières de nuit qui étaient de simple futaine Molière, Fourb. I, 2
    • Fig. Directions par lesquelles on ôte à quelqu'un la liberté de sa propre conduite. Être en brassières, n'avoir pas la liberté de se conduire d'après sa volonté. Mettre, tenir en brassières.

      • M. de Couronges se désolait de la fermeté qu'il rencontrait sur beaucoup de points qui tenaient M. de Lorraine fort en brassières dans son état Saint-Simon, 62, 37
      • Afin que la difficulté de conserver ce qu'il [Louis XIV] aurait de plus le tînt toujours en brassières et ses successeurs après lui Saint-Simon, 77, 251
      • Tel fut le désespoir que le roi et son ministre durent ressentir d'avoir donné de si fatales brassières à un prince [le duc d'Orléans] qui en avait si peu besoin Saint-Simon, 163, 147
  2. 2Bretelles d'un havre-sac de soldat, d'une hotte, d'un crochet de porte-faix.

Remarque

L'Académie n'admet ce mot qu'au pluriel ; mais il s'emploie souvent au singulier, comme caleçon, culotte, pantalon : une brassière d'enfant. Dans le second sens, les brassières étant doubles, on emploie légitimement le singulier quand on ne parle que de l'une d'elles : une des brassières de ma hotte a cassé.

Étymologie

Bras ; bourguig. braisseire.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander