brebis s. f. (bre-bi ; l's se lie : les brebis et les loups, dites : les bre-bi-z et les loups)
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1Femelle du bélier.
Ce matin une brebis frappée S'est de la main du prêtre et du temple échappée
MAIR., Sophon. V, 4
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Fig. En langage ecclésiastique, un chrétien sous la conduite de son pasteur.
Pouvez-vous croire que j'abandonne mes chères brebis ?
Bossuet, Lett. abb. 272
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Une impure brebis séparée d'Israël, un chrétien infidèle à sa foi.
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C'est la brebis du bon Dieu, c'est une personne tout à fait inoffensive.
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Faire un repas de brebis, manger sans boire.
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Une brebis galeuse, une personne qu'on évite, qu'on rebute, soit par de justes motifs, soit par prévention.
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2Sommier de bois d'un pressoir à cidre.
Proverbes
Brebis comptées le loup les mange
, il ne suffit de compter, il faut veiller. À brebis tondue Dieu mesure le vent
, c'est-à-dire Dieu proportionne les épreuves à notre faiblesse. Brebis qui bêle perd sa goulée
, c'est-à-dire en parlant beaucoup on perd le temps de manger ou d'agir. Faites-vous brebis, le loup vous mange
, ou qui se fait brebis, le loup le mange
; c'est-à-dire ceux qui ont trop de bonté, trop de douceur, encouragent les méchants à leur nuire.
Étymologie
Berry, berbis, barbis ; picard, berbis ; provenç. berbitz ; ital. berbice ; bas-lat. berbix, dans les plus vieux textes ; de vervex, bélier. On cite, dans Pétrone, une forme berbex, mais douteuse. Chifflet remarque que l's ne se prononce pas, même devant une voyelle ; cela a changé.
Supplément
BREBIS. - ÉTYM. Ajoutez : Vervecem, au sens général de bête ovine : arietem immaculatum de vervecibus, se trouve dans un texte du VIe siècle (voy. Rev. crit. 28 mai 1870, p. 347).