1brigue s. f. (bri-gh')
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1Manœuvre par laquelle, poursuivant quelque objet, on engage des personnes dans ses intérêts. Brigues dans les élections. La brigue pour le consulat était plus animée que jamais. Les candidats commencèrent leurs brigues. Lois contre la brigue. Convaincu de brigue.
On fait sa brigue pour arriver à un grand poste
La Bruyère, 8- Je fus sourde à la brigue et crus la renommée Racine, Brit. IV, 2
- Fermons l'œil aux présents et l'oreille à la brigue Racine, Plaid. II, 14
- Pour moi j'ai su déjà, par mes brigues secrètes,Gagner de notre loi les sacrés interprètes Racine, Baj. I, 2
- Combien pour le répandre a-t-il formé de brigues ? Racine, Cinna, I, 3
Fabius Ambustus fit une brigue si puissante que non-seulement il vint à bout de faire renvoyer le héraut sans satisfaction....
VERTOT, Révol. rom. III, p. 196Ne descendons jamais dans ces lâches intrigues ; N'allons point à l'honneur par de honteuses brigues
Boileau, Art p. IV- Des brigues, des partis l'un à l'autre odieux,Le Parnasse idolâtre adorant de faux dieux GILB., Le XVIIIe siècle.
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Fig. Sollicitation amoureuse.
La secrète brigue Que font auprès de toi Don Sanche et Don Rodrigue
Corneille, Cid, I, 1
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2La réunion des gens qui coopèrent à la brigue. La brigue est nombreuse et puissante.
Étymologie
Provenç. et espagn. brega ; portug. et ital. briga ; bas-lat. briga, querelle, rixe ; d'un radical brig, qui paraît signifier agitation, occupation, mais qu'on ne peut rattacher à rien de connu d'ailleurs.
Supplément
BRIGUE. - ÉTYM. Ajoutez : L'origine de ce mot était laissée à un radical brik qui demeurait indéterminé. M. J. Storm, Romania, avril 1876, p. 171, pense que ce radical est germanique : allem. brechen, rompre ; bas-allem. breken ; angl. to break ; goth. brikan. Le thème brikan a formé d'abord brigare, bregare, rompre, faire du bruit, se quereller ; en catal. bregar, broyer, quereller. L'ital. briga s'emploie surtout dans le sens d'ennui, querelle, affaire difficile et aussi tourbillon de vent :