broc s. m. (bro ; le c ne se prononce jamais en prose, pas même devant une voyelle ou une h muette ; cependant en vers on fait rimer ce mot avec roc, froc, etc ; au XVIe s. Bèze dit que le c se prononce ; au pluriel l's se lie : des bro-z emplis ; brocs rime avec repos, faux, sauts, rôts, etc.)
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1Vase à liquide, en bois cerclé de fer, quelquefois en étain, d'une capacité moyenne (comme de 5 à 10 litres), de la forme d'un cône tronqué, renflé un peu au-dessus de sa base, armé d'une anse et terminé par une ouverture assez large, mais resserrée à l'endroit par où le liquide doit couler.
- La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs La Fontaine, Fabl. II, 27
- Prends ton froc, Ton sac et ton broc ! Sus, frère Roc Piron, Chanson à un frère quêteur.
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2Ce qu'un broc peut contenir.
Aux Apollons des cabarets Paye un broc de Surènes
Béranger, Faridond.
Étymologie
Provenç. broc ; catal. broc, brocal ; ital. brocca. Broche étant une des formes les plus habituelles, et signifiant vase à goulot, Diez remarque que broc ou broche a été ainsi nommé de broche, chose pointue, par assimilation de forme ; ce qui rend cette étymologie très valable, c'est qu'on trouve broche, cannelle qu'on met à un tonneau pour en tirer la liqueur (DU CANGE, broccæ), et brocart, sorte de vase qui verse la liqueur par une cannelle (ID. brocheronnus). On a aussi indiqué le grec πρόχους, cruche ; mais on n'a aucun intermédiaire qui montre comment ce mot grec serait entré dans les langues romanes ; et d'ailleurs broche suffit à l'étymologie.