broncher v. n. (bron-ché)
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1Mettre le pied à faux. Un cheval peut broncher par maladresse ou par défaut d'aplomb.
Le cheval reculait toujours, ronflant, soufflant, et bronchant comme un cheval effarouché qu'il était
Scarron, Rom. com. II, ch. 13- Votre cheval bronchant vous laissait dans la plaine Rotrou, Bélis. V, 5
- Quand bronchant lourdement en un mauvais passage Régnier, Sat. X
- Après ce mauvais pas où vous avez bronché Corneille, le Ment. IV, 5
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2Fig. Hésiter, faillir.
- Jamais au bout du vers on ne te voit broncher Boileau, Sat. II
- Leur venin qui sur moi brûle de s'épancher,Tous les jours en marchant m'empêche de broncher Boileau, Épît. VII
On marche devant Dieu ; mais, si on bronche, on se hâte de reprendre sa course
Fénelon, XVIII, 383M. de Vendôme, secouru de M. du Maine, ne laissa pas Barbezieux broncher à son égard
Saint-Simon, 29, 78
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Étymologie
Norm. brucher ; de l'ancien français bronche, qui signifiait branche ; ancien espagn. broncha, même sens ; ital. bronco, tronc ; d'où broncher, parce qu'on se heurte contre un tronc d'arbre. Origine inconnue. On l'a rapporté au latin bronchus, le même que brochus, dent saillante (voy. BROCHE) ; mais le sens est peu satisfaisant. Diez met en avant l'ancien haut-allem. bruch, flamand brok, quelque chose de rompu, fragment ; mais il n'y a pas assez d'intermédiaires pour qu'on sorte de la pure conjecture.