1brouillard s. m. (brou-llar, ll mouillées, et non brou-yar ; le d ne se lie pas : un brou-llar épais ; au pluriel l's ne se lie pas : des brou-llar épais ; cependant plusieurs la lient : des brou-llar-z épais)
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1Vapeur qui obscurcit l'air, ou, plus précisément, amas d'eau à l'état de vapeur vésiculaire, qui flotte dans l'atmosphère très près de terre et trouble la transparence de l'air.
Quand il fait brouillard, je ne sors point
Mme de Sévigné, 589- Lui-même abandonnant le séjour des brouillards,Vient-il dans le désert s'offrir à vos regards ? Ducis, Oscar, I, 2
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N'y voir qu'à travers un brouillard, avoir la vue extrêmement affaiblie.
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Familièrement. Je n'y vois que du brouillard, je n'y comprends rien.
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Fig. Une créance hypothéquée sur les brouillards de la Seine, créance dont rien ne garantit le payement.
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Être dans les brouillards, être un peu pris de vin.
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2Fig. Obscurité.
Vraiment vous me le dépeignez si fort au naturel que je crois encore l'entendre ; c'est-à-dire si l'on peut ; car, pour moi, je trouve qu'il y a un grand brouillard sur toutes ses expressions
Mme de Sévigné, 243Sans nous plonger dans les brouillards de la métaphysique
Voltaire, Jenni, 9- .... Un docteur orgueilleuxQui, le cerveau troublé des vapeurs d'un système,Prend ces brouillards épais pour le jour du ciel même Voltaire, 2e Discours.
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Un esprit plein de brouillards, un homme dont les idées sont confuses.
Étymologie
De même racine que brouée (voy. ce mot). Cependant il faut remarquer que, dans brouillard, l'assimilation avec brouiller a agi pour le rapprocher de ce verbe ; mais la forme brouas, qui est à l'historique de brouée, témoigne de l'identité de brouée et brouillard. Brouillas, brouas étaient plus usités que brouillard, qui pourtant est seul resté.