brun, brune adj. (brun, bru-n' ; l'n ne se lie pas : brun ou blond, dites : brun ou blond ; si brun se trouvait devant son substantif, ce qui n'arrive presque jamais, l'n se lierait : un brun n-Allemand, brun ayant le son du nom de nombre un ; au plur. l's se lie : bruns et blonds, dites : brun-z et blonds)
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1Qui est d'une couleur de châtaigne foncée tirant sur le noir.
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Invariable dans les locutions de ce genre : des étoffes brun foncé.
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La couleur brune. Cette étoffe est d'un beau brun.
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Brun de montagne, terre d'ombre. Brun rouge, ocre dont on se sert dans la peinture.
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2Familièrement. Il commence à faire brun, la nuit vient.
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S. f. La brune, le moment du jour où il commence à faire brun.
- Les heures s'envolaient ; et l'aurore et la bruneTe retrouvaient toujours dans ce chemin perdu Alfred de Musset, dans le Dict. de DOCHEZ.
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À la brune, sur la brune, loc. adverb. Au déclin du jour.
Un petit laquais était sorti sur la brune
Hamilton, Gramm. 9- Hier au soir, sur la brune,Un chat-huant s'en vint votre fils enlever La Fontaine, Fabl. IX, 1
Avanthier, advint que de fortune Je rencontrai ce Guignard sur la brune
Voltaire, Hypocr.
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3En parlant du teint et des cheveux, qui offre une légère nuance de noir.
J'ai le teint brun, mais assez uni, le front élevé
La Rochefoucauld, Portrait.
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Substantivement, personne qui a le teint et les cheveux bruns. Un brun. Une brune.
Une petite brune vive et piquante
J.-J. Rousseau, Ém. V- Plus d'un brun à large poitrine Béranger, Grég.
- En secret un brun m'accompagne ;Tout se découvre ; adieu mon roi Béranger, Cartes.
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Aller de la brune à la blonde, être inconstant dans ses amours.
Étymologie
Provenç. brun ; espagn. et ital. bruno ; de l'anc. haut allem. brûn ; allem. mod. braun. Le sens radical de brun est brûlé (voy. BRUNIR).