buveur, euse s. m. et f. (bu-veur, veû-z')
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1Celui, celle qui boit.
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Buveur d'eau, qui ne boit que de l'eau ou du vin fort trempé.
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Par extension, ceux qui boivent des eaux minérales.
Tous les buveurs sont contents de leur santé
Mme de Sévigné, 359
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2Qui aime à boire du vin. Un bon buveur.
Un grand buveur disait qu'il ne buvait que pour s'empêcher d'avoir soif
D'ABLANCOURT, Apophth. dans RICHELET- Je ne vois que buveurs étendus sur l'arène,Qui nagent dans des flots de vin J.-B. Rousseau, Cantate de Bacchus.
- Un certain homme avait trois filles,Toutes trois de contraire humeur :Une buveuse, une coquette,La troisième, avare parfaite La Fontaine, Fab. II, 20
- Francs buveurs, que Bacchus attireDans ces retraites qu'il chérit A. GOUFFÉ, Chansons.
- Mais aux buveurs sous la tonnelleIl dit : songez bien qu'ici-bas,Même quand la vendange est belle,Le pauvre ne vendange pas Béranger, Aveugle de Bagn.
- D'autres buveurs, francs militaires,Chantent l'amour à pleine voix,Ou gaîment rapprochent leurs verresAu souvenir de leurs exploits Béranger, ib.
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3Le buveur, la buveuse, sorte de papillon, bombyx potatoria.
Étymologie
Berry, beuveur ; bourguig. buvon ; provenç. beveire, bevedor ; espagn. bevedor ; ital. bevitore ; du latin bibitor. Dans l'ancien français et dans le provençal, au nominatif bevere, beveire, de bibitor, avec changement d'accent, bibītor, au lieu de bībitor; au régime beveor, bevedor, de bibitórem ; au nominatif pluriel beveor, bevedor, de bibitóres. Bibitorem a donné beveur, beuveur, buveur. Beuveur était une orthographe usitée dans le XVIIe siècle.