1câble s. m. (kâ-bl')
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1Gros cordage.
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En termes de marine, gros cordage destiné à retenir l'ancre. Dans plusieurs navires les câbles sont remplacés par des chaînes qu'on nomme câbles-chaînes. Filer du câble, filer le câble, lâcher peu à peu le câble d'une ancre.
- Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles Corneille, Cid, IV, 3
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Fig. et familièrement, filer du câble, gagner du temps, différer de se décider.
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2Quelquefois synonyme d'encâblure. Son vaisseau était à deux câbles de l'écueil.
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3Au jeu de paume, corde tendue au milieu du jeu, et garnie de filets jusqu'au bas.
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4Sorte de gros cordon d'argent, de soie, de filoselle, etc. pour retrousser des rideaux, des draperies.
Étymologie
Langage des ouvriers et des paysans, chable ; chable ou cable, dit Chifflet dans sa Grammaire ; espagn. cable ; portug. cabre ; ital. cappio, cordon, nœud; de capulum, caplum, corde, qui se trouve dans Isidore. Diez remarque que cette présence de capulum dans Isidore, qui est du VIIe siècle, exclut l'origine arabe (habel, câble), les mots arabes n'étant entrés dans les langues romanes que longtemps après. On avait, dans l'ancien français, chaable, machine de guerre (voy. CHÂBLIS), mot d'une tout autre origine, mais qui a été confondu de bonne heure avec câble, puisque le poëme des Saxons et le roman de la Rose, pour câble, ont dit cheable, chaable, dont les deux voyelles ea ou aa ne s'expliquent que par cette confusion. L'accent circonflexe que nous mettons sur câble, s'explique de la même façon ; ayant confondu cable avec chaable, on a mis l'accent pour indiquer la suppression d'un a.