Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

côtoyer dans le Littré

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côtoyer v. a. (kô-to-ié ; plusieurs disent kô-toi-ié ; Richelet remarque qu'on prononce côteier, prononciation aujourd'hui abandonnée)

  1. 1Aller côte à côte de quelqu'un. Un vassal ne devait pas côtoyer son seigneur. Un valet ne doit pas côtoyer son maître.

    • Côtoyer une armée, marcher sur son flanc.

      • Ayant ramassé toutes leurs troupes et celles de leurs alliés au nombre de plus de cinquante mille hommes, ils côtoyaient l'armée d'Amilcar Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. I, p. 356, dans POUGENS
      • Simon le côtoya de si près dans toutes ses marches et contremarches, qu'il prévint tous ses desseins et l'obligea de se retirer Rollin, ib. t. IX, p. 332
      • Ce jour-là même, une autre route nous amenait Kutusof ; il la couvrait tout entière avec quatre-vingt-dix mille hommes ; il côtoyait, il dépassait Napoléon Ségur, Hist. de Nap. X, 3
  2. 2Aller le long de. Leurs navires côtoyaient le rivage.

    • Absolument. Ils ne firent que côtoyer.

      • Fig. Se tenir très près de. Il avait dans son discours à côtoyer un sujet très scabreux. Dans sa vie aventureuse il côtoya souvent la misère.

  3. 3Se côtoyer, v. réfl. Se suivre en marchant l'un à côté de l'autre. Les deux armées se côtoyèrent longtemps.

Étymologie

Côte ; Berry, coûtéger ; ital. costeggiare.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander